31/07/2009
Vivre avant de mourir
Et si demain, je n'étais plus là, ni toi?
Et si demain nous regrettions le temps passé?
« Si Dieu pouvait oublier un instant que je suis une marionnette en tissu et s’il m’offrait un moment de vie, je ne dirai probablement pas tout ce que je pense, mais je penserai finalement tout ce que je dis.
Je donnerai de la valeur aux choses, non pour ce qu’elles valent mais pour ce qu’elles signifient.
Je dormirais peu, rêverais plus, car je sais que chaque fois que nous fermons les yeux une minute, nous perdons soixante secondes de lumière. Je marcherais quand les autre s’arrêtent, je me réveillerais quand les autres s’endorment. J’écouterais quand les autres parlent, et comme je saurai profiter d’une bonne glace au chocolat !
Si Dieu pouvait me faire l’offrande d’un moment de vie je m’habillerais simplement, je m’étalerai de tout mon long au soleil, non seulement en laissant mon corps à découvert, mais aussi mon âme.
Mon Dieu si j’avais un cœur, j’écrirais ma haine sur la glace et j’attendrai que le soleil se lève. Je peindrais avec un rêve de Van Gogh un poème de Benedetti sur les étoiles et une chanson de Serrat serait une sérénade que j’offrirais à la lune. J’arroserais les roses de mes larmes, pour sentir la douleur de leurs épines et le baiser charnel de leurs pétales.
Mon Dieu, si j’avais un moment de vie… je ne laisserai pas passer un seul jour sans dire aux gens que j’aime et que je les aime. Je convaincrais chaque femme et chaque homme qu’ils sont mes préférés, et je vivrais amoureux de l’amour.
Je prouverais aux hommes à quel point ils se trompent lorsqu’ils pensent qu’ils cessent d’aimer lorsqu’ils vieillissent, ne sachant pas qu’ils vieillissent lorsqu’ils cessent d’aimer ! Je donnerais des ailes à un enfant, mais je le laisserais apprendre à voler seul. J’apprendrais aux plus vieux que la mort ne vient pas de la vieillesse, mais de l’oubli.
J’ai tant appris de vous, les hommes… J’ai appris que chacun veut vivre au sommet de la montagne, ne sachant pas que le vrai bonheur vient de la manière de monter la pente.
J’ai appris que le nouveau né serre son petit poing, pour la première fois, le doigt de son père, il le tient pour toujours.
J’ai appris qu’un homme ne peut regarder un autre homme que d’en bas, lorsqu’il doit l’aider à se relever.
Dis toujours ce que tu ressens et fais toujours ce que tu penses. Si je savais qu’aujourd’hui c’est la dernière fois que je te vois dormir, je te serrerais plus fort dans mes bras, je prierais le Seigneur pour pouvoir être le gardien de ton âme. Si je savais que c’est le dernière fois que je te vois passer cette porte, je t’enlacerais, te donnerais un baiser et je te rappellerais à moi pour t’en donner d’autres. Si je savais que c’est la dernière fois que j’entends ta voix, j’enregistrerais chacun de tes mots pour pouvoir les entendre encore et encore, infiniment.
Si je savais que ces minutes ou je te vois sont les dernières, je te dirais « je t’aime », et je n’assumerais pas le fait que, bêtement, tu le saches déjà.
Il y a toujours un lendemain, et la vie nous donne une autre opportunité pour faire les choses bien, mais si jamais je me trompe, et si aujourd’hui est tout ce qui me reste, j’aimerais te dire combien je t’aime, que jamais je ne t’oublierais.
Personne n’est assuré du lendemain, ni jeune, ni vieux. Il se peut qu’aujourd’hui soit le dernier jour où tu vois ce que tu aimes. C’est pourquoi, fais le maintenant, car si demain n’arrive jamais, tu regretteras sûrement le jour où tu n’as pas pris le temps d’un sourire, d’une embrassade, d’un baiser, trop occupé que tu étais pour concéder un dernier vœu.
Garde ceux que tu aimes prés de toi, dis leur à l’oreille combien tu as besoin d’eux, aime les et traite les bien, prends le temps de leur dire « je suis désolé », « pardonne moi », « s’il te plaît », « merci »et tous les mots d’amours que tu connais.
Personne ne se souviendra de toi pour tes pensées secrètes. Demande au Seigneur la force et la sagesse afin de les exprimer. Montre à tes amis combien ils sont importants pour toi.
Si tu ne fais pas aujourd’hui, tout sera comme hier. Et si tu ne le fais pas, ça n’a plus d’importance . Agis dans tes rêves. C’est le moment.
Garcia Marques
23:05 Publié dans L'amour demain | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : vie, mort, garcia marques, rêves, venise
26/07/2009
Nouveau départ
Chronique d'un samedi de juillet...retour sur Lyon après 10 jours passés aux Gets, en famille avec principalement mon fils et mon filleul. De la marche comme d'habitudes, un peu de vélo mais peu car une douleur au genou m'a tout gaché et une pêche inoubliable avec une truite énorme..
.Mais surtout un pari, la retrouver, partir la voir dans le Drôme accompagné de GU....Pour moi une nécessité, un test grandeur nature que je n'avais jamais éussi à faire..pardon S...à ce sujet car je n'étais pas prêt...Bilan moyen mais important pour une première fois.
Ce matin alors que l'appartement était sans dessus dessous par des sacs et valises dans tous les sens, par du repassage en retard, une amie m'a laissé un mail pour prendre des nouvelles, me confirmer qu'elle filait le parfait amour et me questionner sur mon devenir par rapport à ELLE. Disséquer, chercher à expliquer?
Je vous avouerai simplement que sa démarche, son allure, son air détaché et intemporel, la façon dont elle me regarde moi qui ne suis pas un play boy, me fait craquer. Elle est grande, svelte, des jambes interminables et un regard surtout qui me fait fondre car y brille son monde d'hier (elle a parcouru plus de pays que quiconque) et celui de demain que nous construirons . Sa transparence et une certaine fragilité due à bien des avatars me bouleversent. Tout semble possible, quand je suis a côté d'elle et qu'elle me frôle, tout semble évident, quand nos regards se croisent, quand dans l'église du monastère d'Aiguebelle alors que les moines chantent et lisent une évangile sur l'Amour, elle me prend la main, quand cachée dans la chambre d'amis elle pleure car trop triste, quand je coure après elle avec mon genou endolori au milieu des rayons du supermarché à Montélimar ou que au fond de son jardin elle m'apprend le nom de chaque fleur
et même quand nous nous aimons et que son ventre me réclame, que ces doigts m'enferment et que sa bouche s'ouvre pour des baisers identiques à ceux de mes 16 ans..
La vie pourrait s'arrêter cette nuit, ou demain matin et je ne l'aurai pas assez aimé...la seule certitude est la Mort et comme je ne crois pas à la vie éternelle le plus important est ce que je vais vivre, là maintenant..avant ce n'était pas forcément ma priorité, existant entre raison et contradiction. Rien n'est gagné, rien n'est impossible car je connais les limites de mes défauts, mon caractère passionné qui frôle l'égoisme, mais là pour une fois l'amour est à portée de coeur. J'ai la facheuse tendance à réver plus que nécessaire, mais ce soir la nuit étoilée est mienne comme elle est sienne dans d'autres lieux, dans le Drôme ou dans le midi.
Pour teminer cette journée de retour, pas de coiffeur, juste ma montre à réparer chez Crésus, vu un beau modèle Jaeger Lecoutre mais à 12000 € en occasion, des soldes de tee-shirts en solde dont un rose chez Cambé et un passage chez Smart avec mes bons d'achat de la pétanque...Une surchemise en lin Tabac et deux polos pour Gui..il y avait des casques de moto..hyper class mais à 600 euros...
Ce soir soirée entre hommes avec Gui...confectionnant une pizza, moi mon régime ( - 8 kgs depuis le début) , demain bord de l'Ain, baignade, pêche et passer chez mon ami pour emporter la moto de trail que j'ai achetée pour cet été...il faudrait un peu de grillades pour midi..mon coin secret est à côté du pont de Gevrieux,

en aval en passant par Saint Maurice de Rémens...si vous passez par là? En attendant de la retrouver, un peu de fado, une voix de la guitare ...

01:31 Publié dans L'amour demain | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : drôme, amour, vie a deux
15/06/2009
Mélancolie nocturne
Barbara en boucle, Barbara sur You Tube...des larmes, non de la pluie dehors pour s'associer à cette réflexion....au contraire un message d'optimisme, personne ne doit attendre personne , la vie se gagne, dans l'amour ou l'amitié, dans le travail, ou les passions...Ce soir une envie de foncer, de se battre, d'avancer ...de ne pas regarder en arrière.
Objectifs faire vivre ma structure, démarrer la nouvelle , conforter les équipes..que du classique, passer la crise,l e reste, l'équilibre, les relations, le regard des autres, le regard vers les autres..il n'y a pas d'urgence, mais le temps perdu ne se rattrape plus...alors il faut foncer....car il y a un temps pour tout ça
."Voilà combien de jours, voilà combien de nuits, Voilà combien de temps que tu es reparti, Tu m'as dit cette fois, c'est le dernier voyage, Pour nos cœurs déchirés, c'est le dernier naufrage, Au printemps, tu verras, je serai de retour, Le printemps, c'est joli pour se parler d'amour, Nous irons voir ensemble les jardins refleuris, Et déambulerons dans les rues de Paris, Dis, quand reviendras-tu, Dis, au moins le sais-tu, Que tout le temps qui passe, Ne se rattrape guère, Que tout le temps perdu, Ne se rattrape plus, Le printemps s'est enfui depuis longtemps déjà, Craquent les feuilles mortes, brûlent les feux de bois, A voir Paris si beau dans cette fin d'automne, Soudain je m'alanguis, je rêve, je frissonne, Je tangue, je chavire, et comme la rengaine, Je vais, je viens, je vire, je me tourne, je me traîne, Ton image me hante, je te parle tout bas, Et j'ai le mal d'amour, et j'ai le mal de toi, Dis, quand reviendras-tu, Dis, au moins le sais-tu, Que tout le temps qui passe, Ne se rattrape guère, Que tout le temps perdu, Ne se rattrape plus, J'ai beau t'aimer encore, j'ai beau t'aimer toujours, J'ai beau n'aimer que toi, j'ai beau t'aimer d'amour, Si tu ne comprends pas qu'il te faut revenir, Je ferai de nous deux mes plus beaux souvenirs, Je reprendrai la route, le monde m'émerveille, J'irai me réchauffer à un autre soleil, Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin, Je n'ai pas la vertu des femmes de marins, Dis, quand reviendras-tu, Dis, au moins le sais-tu, Que tout le temps qui passe, Ne se rattrape guère, Que tout le temps perdu, Ne se rattrape plus... "
23:44 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : barbara, mélancolie, quand reviendras tu
07/06/2009
La Flûte enchantée
Premier rendez-vous, non avec une femme, quoique Tamina ou la Reine de la Nuit mériteraient un détour, mais avec la première soirée de l'été et des nuits de Fourvière. G.... m'accompagnait, il est revenu "enchanté", séduit et joyeux. Cette version "décalée" et "poivrée"est une magnifique initiation aux plaisirs musicaux, quand on a 11 ans...Euronews présente magnifiquement ce parcours initiatique et l'épopée de cette formation, l'Orchestra di Piazza di Vittorio, Ah oui une pensé toute spéciale à Petra Magoni, surprenante Reina de la Noche...un peu tendance Nina Hagen?
En début d'année je songeai à ces sorties, à mes accompagnements...le temps a passé, rapide, meurtrier, beaucoup de représentations me trouveront solitaire, pour la beauté de la soirée? rien que pour la beauté de la musique.

01:06 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mozart, nuits de fourvière, orchestra di piazza vittorio, petra magoni
01/06/2009
re-construire
Une histoire s'est terminée définitivement il y a quelques semaines, une erreur de casting, une erreur de sentiments? non car je viens de relire les notes de ce Blog retraçant quelques moments de cette histoire: que du beau, de l'espoir, le goût de demain...et alors? l'usure, une vision différente du couple, le regard des autres, la confontration de la famille et la certitude que demain ne pourrait pas vivre. Aimer dans l'instant est une chose, aimer toujours, aimer demain et après demain...impossible pour moi! Depuis janvier tout était lourd, même depuis Noel quand je suis passé à Paris chez tes parents...je crois que la chûte remonte à ce lendemain de Noel..Une lumière, une certitude: je n'y croyais plus et toi non plus. Haloween ce soir n'existe plus et bien évidemment le coeur se referme, saigne t il? certainement oui..rien n'est indolore surtout quand la plaie a toujours été ouverte. Malade je suis? oui évidemment, malade du désamour, handicapé des sentiments, souffrant de la tendresse! Alors, alors il faut repartir, vivre, essayer de guérir, avec qui?? rien ne presse, toi là bas au sud ..toi ici déja loin sur une île, toi proche mais originaire d'une autre île, toi enfin qui m'a accompagné pendant ces années et que j'ai cassé? Les femmes tournent, virevoltent, je les admire, je les approche, je les respecte...Il est aisé de nouer des contacts, de "flirter" d'aller plus loin, mais d'aimer?? Face au miroir des sentiments la glace est vide..j'ai beau scruté, j'ai beau me pencher, tourner la tête, plisser les yeux, je n'aperçois rien!!! Suis je un être asséché, suis je à ce point solitaire?? Pas de réponse cette nuit, mais faut il en avoir...qu'elle est l'urgence?? aucune..approcher, apprivoiser, s'ouvrir et s'abondonner..explorer et se perdre, voila peut être la piste...
11:33 Publié dans L'amour demain | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : rupture, demain, aimer, toujours
30/05/2009
La tension
CHAOS ET TENSIONS DANS LA CONSTRUCTION VERS LE DIVIN ?
La notion de tension est importante et significative, l'ordre se construit sur le chaos et l'harmonie ne peut exister qu'après avoir vaincu les conflits. Elle est une forme finale qui s'édifie sur un chaos sous-jacent qu'elle réussit à tenir sans jamais pouvoir le réduire. C'est en quoi elle est un principe constitutif de construction pour l'homme, comme pour le monde.
Le Franc-maçon doit ainsi rechercher sa part de chaos et d'ordre, admettre d'être tolérant vis-à-vis de soi même, chercher ensuite a équilibrer ses pulsions, voir ses passions ...prendre des risques pour que l'épreuve du danger, le face à face avec l'épreuve des tensions exacerbées, lui apporte équilibre et sérénité. Sans dépassement du stade de la violence cachée en nous, sans abdication du sentiment de vengeance, il n'y a pas de paix possible. L'enseignement à atteindre est celui de la sagesse et d'une justice sans faiblesse, d'un cœur purifié de toute haine . N'est ce pas là, le préalable à la manifestation de la Tolérance ?
Il pourra ainsi émerger du combat entre raison et passion et pour se dépasser, pour monter, s'appuyer sur sa spiritualité conquise.
La quête maçonnique c'est en effet en préalable, harmoniser le corps, l'âme et l'esprit dans un espace qui est celui de monde, de la société, de notre microcosme : le Franc-maçon n'est en effet ni ermite ni essénien : il vit dans le monde pour le monde, au milieu des conflits et de la violence, mais ce n'est pas suffisant. L'Initié doit s'élever vers le macrocosme, doit gravir les marches du Temple achevé pour atteindre le plus haut niveau, celui de l'esprit universel, celui du Divin, une fois encore comprendre la formule En to Pan, Un le Tout !
Ce texte issu d'un de mes derniers travaux, devrait être amendé, et envisagé sous l'angle du rite amoureux?
15:12 Publié dans franc-maçonnerie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chaos, tension, divin, franc-maçon
26/04/2009
l'Harmonie
L'HARMONIE :

« La notion d'harmonie semble concerner toutes choses, de l'ordre du ciel au moindre objet décoratif. Il n'est pas un art, pas un savoir, de la médecine à l'astronomie, de l'architecture à la musique sans oublier bien sûr la théologie qui n'en fasse l'économie. » disent les manuels.
Homère l'appelait l'accord ou la Paix. C'est apparemment un principe organisateur qui réunit, à un moment de complète construction, les éléments d'un ensemble qui était au préalable épars. N'est-ce pas là la mission du Maître Maçon, rassembler ce qui est épars, n'est ce pas la mission, sous-entendue, du Grand Maître Architecte ? Nous sommes ici Grand Maître Architecte et notre rôle est la construction et l'achèvement du Temple du Roi Salomon, temple symbole de l'Univers, consacré à Dieu, lieu du Sacré.
On peut donc parler d'un règne de l'harmonie, règne à conquérir. Pourtant il y a deux conclusions qu'il serait erronées de tirer de cette suprématie : que l'harmonie constitue un monde qui va de soi, et qu'elle constitue un principe transcendant unifiant toutes chose. En réalité il n'est pas d'harmonie sans conflit, la Concordia est par essence discors. C'est ce conflit sous jacent qui justifie son ascendant car atteindre un degré d'harmonie c'est vaincre après un combat impitoyable. On peut encore préciser que l'harmonie est l'unité des contraires : dans un système harmonique, deux notions, deux valeurs contraires se réunissent et agissent ensemble d'une façon harmonieuse. Pour mémoire dans la mythologie grecque la déesse Harmonie fille d'Arès dieu de la guerre et d'Aphrodite, déesse de l'Amour est le symbole de deux sentiments incompatibles : l'Amour et la Haine. Cette synthèse s'adosse à une autre notion corrélative, la perfection aboutie.
Pour définir plus avant l''idée d'harmonie et d'équilibre je retiendrai dans le comportement des hommes un mythe et une croyance.
Pour la croyance, je parlerai du concept du MAAT égyptien et du rôle joué par le Pharaon.
Il est bon de rappeler l'histoire de la création du monde vue par les Egyptiens, et je cite ainsi les écrits d'Isabelle FRANCO :
"Dans la pensée égyptienne, le cosmos a été construit à partir d'un milieu primordial conçu comme un chaos liquide, le Noum où préexistaient, à l'état latent et indifférencié, tous les éléments de la création, qu'ils soient positifs ou négatifs. Le Démiurge a d'abord extrait les forces positives de leur gangue d'inertie grâce aux rayons solaires". Ce travail s'est opéré alors que le Démiurge a pris conscience de lui-même et repoussé le Chaos. La Création s'est poursuivie par la mise en place des éléments de l'Univers, décrites par des fonctions positives incarnées par des générations de dieux qui se sont succédées de père en fils. L'achèvement d'Horus, dernier rejeton de la lignée, marque l'achèvement du cycle fondateur. Le monde terrestre est alors légué aux hommes, à charge pour eux d'y maintenir l'ordre instauré par le Soleil et d'entretenir avec les sphères divines une relation d'entraide et d'équilibre. Si Ré et les forces positives continuent à combattre le Chaos pour préserver la construction de l'Univers, il faut que les hommes, à leur échelle, agissent de même.
Un individu est choisi par les dieux pour représenter l'ensemble du peuple : le Pharaon.
Son rôle est capital car il permet aux domaines terrestre et divin de fonctionner conjointement. Il se doit de conserver l'équilibre fragile de la Création, il est le garant du bien-être de ses sujets en les nourrissants d'une part, en les défendant d'autre part. Sa charge à mi-chemin entre Pouvoir et Savoir ne peut fonctionner que dans l'équilibre fragile et la justice, dans l'harmonie universelle dénommé MAAT. Il assure et maintient celle-ci. Son rôle est capital car il permet aux domaines terrestre et divin de fonctionner conjointement.
Pour le Mythe je reprendrai une des explications données par Luc Ferry dans son dernier Livre « La sagesse des Mythes» et l'histoire d'Ulysse :
« Qu'est ce qu'une vie bonne pour les mortels ? Il faut admettre au sens des grecs anciens que le monde et l'Univers sont globalement harmonieux et que nous êtres finis nous sommes irrémédiablement voués à la mort et imparfaits : quels sont donc dans ces conditions les principes d'une vie bonne et harmonieuse ? » Luc Ferry nous explique que l'harmonie est cette sagesse de comprendre notre mortalité et faire régner dans notre monde la justice, l'harmonie entre les hommes.
« Car c'est seulement au milieu des hommes qu'un homme est homme » et pour cela il faut prendre le temps de connaitre les autres, de les aimer parfois, de les combattre aussi et de ce civiliser soi même. « On ne devient pas un être d'harmonie sans passer par une myriade d'expériences qui vont comme pour Ulysse occuper une grande partie de notre vie ! »
Le programme de Luc Ferry, ces expériences multiples à surmonter et à découvrir ne sont-elles pas les 33 marches de notre système maçonnique et du Rite Ecossais Ancien et Accepté ?
Car pour un initié, atteindre l'équilibre, vivre dans l'harmonie, c'est tout simplement le but ultime de la construction, quand les 3 lumières Sagesse, Force et Beauté s'unissent en un seul principe, quand le Un devient le Tout et que le microcosme est égal au macrocosme. Le Franc-maçon accède à la sagesse et au spirituel, quand toutes les passions sont vaincues, que les voyages sont terminés et que son regard se tourne vers la Lumière et qu'il est cette Lumière.
14:53 Publié dans franc-maçonnerie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : harmonie, équilibre
19/04/2009
La Tolerance
Dans les encyclopédies, la tolérance, du latin tolerare (supporter), est la vertu qui
porte à accepter ce que l'on n'accepterait pas spontanément. C'est aussi la vertu qui
porte à se montrer vigilant tant envers l'intolérance qu'envers l'intolérable.
En d'autres termes, c'est une notion qui définit le degré d'acceptation face à un
élément contraire à nos valeurs. Plus généralement, elle définit la capacité d'un
individu à accepter une chose avec laquelle il n'est pas en accord mais qu'il accepte
Le tolérant est alors quelqu'un qui manifeste de l'indulgence, de la
compréhension envers autrui sans pour autant se ranger à ses idées.
Voltaire disait "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dîtes, mais je me battrai pour
que vous ayez le droit de le dire". Cette citation résume la notion de tolérance
appliquée à autrui.
Historiquement l'idée de Tolérance a été développée par rapport aux religions du Livre : Tolérer c'était admettre que des Religions puissent cohabiter, c'était aussi pendant les guerres de Religion assurer la paix civile entre catholiques et protestants
Ainsi John Locke au 17 ème siècle dans son essai et sa lettre sur la Tolérance est amené à démontrer l'absolu et nécessaire indépendance de chaque individu, à prôner pour tous une véritable liberté de conscience, dans une société ou les gouvernements se doivent de gérer uniquement les rapports de l'homme à l'homme et non être l'arbitre entre l'homme et Dieu ! John Locke fût un précurseur de la laïcité en appelant les gouvernements à ne jamais intervenir dans ce qui relève des croyances spirituelles pourtant nécessaire à l'accomplissement de chacun.
Plus proche de nous il a été dit que La tolérance est la reconnaissance des droits universels de la personne humaine et des libertés fondamentales d'autrui.
J'ai lu un jour dans un livre dont j'ai oublié le titre et l'auteur que la Tolérance était le goût des autres et l'intolérance le dégout...Cette phrase nous livre les limites de notre quête et nous offre l'outil indispensable : l'amour. Je préciserai, en sus, puisque nous évoquons les sentiments qu'il y a une affirmation à noter : que la Tolérance ne doit pas rimer avec indifférence. A ce titre le F∴M∴ ne peut être indifférent et ne pas se soucier du questionnement de l'autre. Il doit aussi prendre conscience de la notion de temps car dans l'idée de Tolérance il y a aussi l'idée de délai et on doit s'attendre une fois la construction du Temple réalisé à ne plus avoir à Tolérer mais à Aimer !
En dernier lieu si au lieu de tolérer l'autre c'est-à-dire, le différent, l'opposant, nous nous efforçons de le comprendre et de le respecter, nous faisons preuve de confiance et de force, confiance dans la raison et dans le bien, confiance au travers du respect, confiance dans un ordre universel.
En effet pour nous francs maçons qui œuvrons à l'amélioration de l'humanité et qui n'acceptons pas les dogmes, il faut rappeler que le T∴ F∴ P∴ M∴, lors de l'initiation à un certain degré, nous exhorte à « respecter toutes les opinions mais à ne les accepter pour justes que si elles apparaissent comme telles après les avoir examinées ! »
Par notre initiation, nous devons nous former à l'éducation à la tolérance, celle-ci devant viser à contrecarrer les influences qui conduisent à la peur, sans pour autant tendre à l'exclusion de l'autre et elle doit aider les plus jeunes initiés à développer leur capacité d'exercer un jugement autonome et de raisonner en termes d'éthiques et de spiritualité.
Il semble nécessaire d'admettre toutes les manières de penser et d'agir, différentes des nôtres, sans pour cela aller jusqu'à les approuver. La Tolérance n'est pas la compromission et le reniement de ses propres croyances, tolérer ce n'est pas être dans le même ou le pareil mais bien d'être dans le différent accepté et contrôlé. Il n'y a pas le caractère fusionnel de la Fraternité, simplement comme nous l'avons déjà dit, une notion de respect de croyances et d'attitudes différentes de celles que notre éducation nous a apportée, une notion d'effort de compréhension.
Pour conclure cette partie nous pouvons affirmer que l'idée de tolérance totale est impossible car son expansion signifierait laxisme et perte de jugement. Elle amènerait à tolérer l'intolérable. Il y a des limites que le F∴M∴ peut définir et circonscrire grâce à sa progression, car il a la capacité à distinguer ce qui émane de sa morale et de son jugement......
18:09 Publié dans franc-maçonnerie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : tolerance, harmonie
21/11/2008
La Porte
Ma dernière note portait sur le Temps...celui a fait son oeuvre, des pages comme des minutes se sont tournées et une nouvelle Porte de mon existence s'est entrouverte....les battants ne sont pas complètement ouverts, il reste une part d'incertitude, de doute mais aussi d'envie...Pour décrire cet état voici quelques lignes d'une planche récente que j'ai écrit, justement sur le symbole de la Porte...
Elle est un moyen d’accès, matériel et symbolique, lieu de passage entre deux états ou deux mondes:
Entre l’intérieur et l’extérieur
Entre la sécurité et l’insécurité
Entre le connu et l’inconnu
Entre le monde profane et le monde sacré, frontière de nos possibilités.
Mais surtout la Porte doit être comprise comme un seuil, symbole de la dualité de chaque chose et de l’opposition qui finalement unie les éléments de la vie et de l’esprit, symbole des débuts de l’humanité quand la porte fut inventée comme seul lieu de passage dans l’enceinte protectrice crée alors par les premiers hommes.
Elle porte en elle deux principes qui déterminent la passivité ou au contraire l’action selon que les battants sont ouverts ou fermés, deux principes basés sur l’extériorité ou l’intériorité.
Ouverts ils sont actif, invitant l’homme libre à en franchir le seuil, soit pour entrer et travailler à l’abri des regards, soit pour sortir et alors affronter le monde et ainsi élargir le cercle de ses limites.
En la franchissant de l’intérieur vers l’extérieur, l’initié part à la conquête du savoir, par la Porte de la connaissance.
Fermés les battants s’inscrivent dans l’enceinte protectrice, dans la matrice de dimension passive, où l’homme errant se ressource dans la quiétude des murailles à l’abri des turbulences extérieures. L’instant est alors propice à la construction personnelle par l’introspection mais néfaste à une construction plus complexe en l’absence de confrontation aux autres.
L’homme derrière la Porte est certes protégé mais isolée de la vraie vie. Comme pour la porte de la geôle, l’isolement ainsi subi annihile l’espoir de l’inconnu et de la Liberté.
Fermée ou ouverte elle reste un symbole fort de curiosité et d’envie, elle invite toujours en la franchissant à aller inéluctablement plus loin, vers ce qui semble caché ou protégé par les gardiens du Temple ou les geôliers. C’est l’épreuve par excellence, l’épreuve du choix.
Celui-ci symbole du FM arrivé à maturité a débuté lors de la première entrée dans le Temple, par la porte basse. Courbé, plié à genoux, le postulant par son choix d’être initié s’est préparé à une descente volontaire même inconsciemment, s’est préparé à un « passage ». Il pense alors au Temple qui va se révéler à lui sans penser forcément à cet instant que celui ci n’est pas cet espace dans lequel il va pénétrer mais plus certainement son moi, son inconscient qu’il va chercher à atteindre au fur et a mesure de sa quête initiatique. Cette porte donne alors sur un espace à conquérir et à découvrir. Entrouverte, elle laisse au postulant l’espace nécessaire à son accomplissement. Est il certain à cet instant qu’il quitte l’espace de la vie pour atteindre un lieu sacré ou au contraire, qu’il pénètre tout simplement dans un lieu de travail pour mieux retourner ensuite dans l’enceinte sacré de son moi intérieur situé dans le monde profane. Il est ici nécessaire de préciser que l’important est ce passage, ce seuil à franchir. Peu importe en effet de savoir s’il quitte ou au contraire s’il rejoint le Temple, peu importe de savoir si le Temple est cet espace intérieur que nous nommons Loge ou si au contraire il se situe avant la Porte, et si ce Temple symbolique est notre quotidien, l’indispensable dans cette démonstration est le chemin choisi et la méthode utilisée pour se construire.
Par l’étroitesse du passage le nouvel initié pressent la difficulté à continuer plus avant s’il ne se dépouille pas des valeurs terrestres, de ses « habitus » au sens de Bourdieu. La dimension réduite de ce passage, ce seuil à franchir détermine la nature de l’Etre et non de l’avoir. Ne procédant pas par accumulation mais par élimination et abandon, elle doit alléger l’initié et son intellect, pour permettre un libre accès à la Lumière. La porte à ce stade pourrait s’apparenter à la notion de commencement : pousser la porte s’est découvrir un nouveau monde, c’est recommencé dans la nudité du nouveau né. Nous rejoignons là la référence à Janus Dieu des « prima » qui préside au début de l’année et qui s’honore au début du jour. Commencement, mais aussi naissance. Pour mémoire dans la Rome antique le seuil de la porte est lieu d’un rituel de naissance. Ces éléments, indiquent donc unanimement une direction de la pensée symbolique : la porte est le début d’un espace, le début de la vie, de l’an, du jour, ou d’une action mais surtout je crois qu’elle matérialise un dedans et un dehors, et qu’elle nous invite à comprendre que c’est en sortant et non en rentrant que le commencer apparait ! Quand le couvreur à la fin de la tenue, ouvre à double battant les portes du Temple il nous invite à conquérir le dehors à commencer notre travail, à continuer au dehors l’œuvre commencé dans le Temple ! Il pourrait ainsi nous pousser à l’extérieur en utilisant l’expression « dehors, à la porte ! » allez découvrir le monde, quittez cette Loge pour gagner le terrain de votre œuvre ! ! Il demeure cependant toujours comme Janus protecteur des voyageurs, et a été souvent figuré à l’extérieur des portes, pour protéger, hors de la maison, les voyageurs qui emprunteront les chemins de l’inconnu. Comme son ancêtre le Xu dan étrusque ou comme le Nergal babylonien, il est celui qui fait sortir la lumière des portes du jour.
Chez nous, on peut affirmer qu’il livre au FM regagnant le monde de la vie, la Lumière apportée par la Loge et par le Vénérable Maitre. C’est aussi une des raisons symbolique pour lesquelles il est préférable que le couvreur soit un ancien VM ayant déjà approché la Lumière…
Si on vient d’évoquer le commencer et le sortir, il faut aussi aborder le thème de l’ouverture, toujours revenir à Janus et Shamas le babylonien qui possède les clés des portes du levant. Celui qui détient les clés car il a exercé au préalable les plus hautes fonctions, est celui qui ouvre les portes et donne la Liberté. Liberté construite car Liberté de la conquête comme on l’a évoqué précédemment, mais aussi pourquoi pas Liberté d’atteindre ou de chercher le Divin, non plus par la porte basse de l’entrée mais par la porte haute comme la porte du sommet du crane par laquelle le Yogin s’échappe de son enveloppe matériel a dit Elyade.
Fermée ou ouverte, gardée par le Couvreur, l’initié doit se poser aussi la question de la possibilité. La porte est alors symbole non plus du choix mais du possible ; elle doit sans cesse nous rappeler que tout est possible pour l’homme lucide et volontaire et qu’il peut quitter la caverne.
Ce clin d’œil au mythe de Platon est nécessaire car comme dans son récit il est aussi nécessaire pour celui qui a su arpenter le monde de la réalité, de redescendre porter le Lumière et de revenir au concept d’intériorité.
La Porte à ce stade symbolise aussi des notions comme finir, puis fermer. Finir car quand la Porte s’ouvre le travail intérieur des ouvriers se termine. C’est encore un rappel à la fin ultime qu’est la Mort car le soleil se couche à l’occident, à la porte des morts.
Fermer car quand les battants sont clos, la serrure, la barre et les verrous sont mis, l’unité perdue est retrouvée et protégée, le Temple centre possible de l’univers est imprenable. Le « sacer » latin la mise à l’écart devient espace de rupture par la fermeture, le Profane devenu postulant et initié peut alors commencer dans l’intériorité retrouvée à penser pour agir plus tard.
Ce voyage se termine, la lumière après avoir été protégée est transmise par le Couvreur est admise comme partie intégrante du moi et il ne reste plus en guise de conclusion qu’à revenir sur le nécessaire travail sur les symboles :
La méthode maçonnique, les outils proposés peuvent désarmer les jeunes initiés ou les décourager. Pour conclure je voudrais ainsi reprendre les termes du manuel du 1er surveillant, édité par Detrad qui explique en résumé que la méthode symbolique réunie le visible, le tangible le concret à l’invisible, l’abstrait, l’intangible, grâce à l’imaginaire. Cet acte unificateur rassemble ce qui pourrait sembler épars, pour le profane et nous libère de nos héritages par le travail sur les images que nous appelons à défiler de notre inconscient vers notre conscient, pour peut être mieux s’en délivrer ? Là est le premier travail maçonnique qui consiste à monter progressivement vers la Lumière, à ouvrir les Portes de nos barrières pour un jour atteindre, au grand soleil, celles de notre propre Liberté quand l'unité rejoint le Tout.
10:38 Publié dans franc-maçonnerie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : la porte, le couvreur
13/06/2008
LE TEMPS
"Au début du XXème siècle, on a compris que le temps désigne le fait que tout passe, qu’en passant cela produit de la durée, bref que de cette façon on engendre la succession des évènements.
Alors le temps est-il connaissable ? N’est ce pas un effet de notre conscience ? N’y a-t-il de réel que le présent ? Si on considère le temps, on s’aperçoit qu’on le prend, qu’on le perd, on en gagne, on veut le maîtriser, bref on le vit mais on n’y pense pas. Chacun de nous en a à disposition autant que son voisin, mais personne ne nous enseigne comment le rentabiliser au mieux.
Il n’existe pas de temps unique, mais il y a des temps différents avec chacun leur échelle, d’ailleurs, le temps maçonnique est–il le même que le temps profane ou le temps sacré ?

Alors qu’est ce que le temps ? Bien qu’il puisse être appréhendé à travers des unités de mesure familières comme les heures, les jours, court terme, long terme, il est vrai qu’à long terme nous mourrons tous ! Alors la conscience du temps est-elle inséparable de celle de la mort ?
Ce serait donc aussi la conscience de l’irréversible car le temps passe inéluctablement : le passé n’est plus et ne sera plus jamais et la certitude d’exister est inséparable de celle de devoir cesser d’exister.
Faut-il oublier le passé ? Oui si c’est pour investir le présent, évoluer, s’adapter à de nouvelles situations mais il est difficile de profiter pleinement du moment présent si nous vivons dans le passé ou si l’avenir nous préoccupe.

Et brûle-lui les ailes
Eternellement
Moi, je veux te voir belle
Arrête le temps
Reprends le cours du rêve
Pour que rien vraiment
Ne s'achève...Johny Haliday
21:55 Publié dans franc-maçonnerie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : temps, profane, sacré, éternité





