31/07/2009
Vivre avant de mourir
Et si demain, je n'étais plus là, ni toi?
Et si demain nous regrettions le temps passé?
« Si Dieu pouvait oublier un instant que je suis une marionnette en tissu et s’il m’offrait un moment de vie, je ne dirai probablement pas tout ce que je pense, mais je penserai finalement tout ce que je dis.
Je donnerai de la valeur aux choses, non pour ce qu’elles valent mais pour ce qu’elles signifient.
Je dormirais peu, rêverais plus, car je sais que chaque fois que nous fermons les yeux une minute, nous perdons soixante secondes de lumière. Je marcherais quand les autre s’arrêtent, je me réveillerais quand les autres s’endorment. J’écouterais quand les autres parlent, et comme je saurai profiter d’une bonne glace au chocolat !
Si Dieu pouvait me faire l’offrande d’un moment de vie je m’habillerais simplement, je m’étalerai de tout mon long au soleil, non seulement en laissant mon corps à découvert, mais aussi mon âme.
Mon Dieu si j’avais un cœur, j’écrirais ma haine sur la glace et j’attendrai que le soleil se lève. Je peindrais avec un rêve de Van Gogh un poème de Benedetti sur les étoiles et une chanson de Serrat serait une sérénade que j’offrirais à la lune. J’arroserais les roses de mes larmes, pour sentir la douleur de leurs épines et le baiser charnel de leurs pétales.
Mon Dieu, si j’avais un moment de vie… je ne laisserai pas passer un seul jour sans dire aux gens que j’aime et que je les aime. Je convaincrais chaque femme et chaque homme qu’ils sont mes préférés, et je vivrais amoureux de l’amour.
Je prouverais aux hommes à quel point ils se trompent lorsqu’ils pensent qu’ils cessent d’aimer lorsqu’ils vieillissent, ne sachant pas qu’ils vieillissent lorsqu’ils cessent d’aimer ! Je donnerais des ailes à un enfant, mais je le laisserais apprendre à voler seul. J’apprendrais aux plus vieux que la mort ne vient pas de la vieillesse, mais de l’oubli.
J’ai tant appris de vous, les hommes… J’ai appris que chacun veut vivre au sommet de la montagne, ne sachant pas que le vrai bonheur vient de la manière de monter la pente.
J’ai appris que le nouveau né serre son petit poing, pour la première fois, le doigt de son père, il le tient pour toujours.
J’ai appris qu’un homme ne peut regarder un autre homme que d’en bas, lorsqu’il doit l’aider à se relever.
Dis toujours ce que tu ressens et fais toujours ce que tu penses. Si je savais qu’aujourd’hui c’est la dernière fois que je te vois dormir, je te serrerais plus fort dans mes bras, je prierais le Seigneur pour pouvoir être le gardien de ton âme. Si je savais que c’est le dernière fois que je te vois passer cette porte, je t’enlacerais, te donnerais un baiser et je te rappellerais à moi pour t’en donner d’autres. Si je savais que c’est la dernière fois que j’entends ta voix, j’enregistrerais chacun de tes mots pour pouvoir les entendre encore et encore, infiniment.
Si je savais que ces minutes ou je te vois sont les dernières, je te dirais « je t’aime », et je n’assumerais pas le fait que, bêtement, tu le saches déjà.
Il y a toujours un lendemain, et la vie nous donne une autre opportunité pour faire les choses bien, mais si jamais je me trompe, et si aujourd’hui est tout ce qui me reste, j’aimerais te dire combien je t’aime, que jamais je ne t’oublierais.
Personne n’est assuré du lendemain, ni jeune, ni vieux. Il se peut qu’aujourd’hui soit le dernier jour où tu vois ce que tu aimes. C’est pourquoi, fais le maintenant, car si demain n’arrive jamais, tu regretteras sûrement le jour où tu n’as pas pris le temps d’un sourire, d’une embrassade, d’un baiser, trop occupé que tu étais pour concéder un dernier vœu.
Garde ceux que tu aimes prés de toi, dis leur à l’oreille combien tu as besoin d’eux, aime les et traite les bien, prends le temps de leur dire « je suis désolé », « pardonne moi », « s’il te plaît », « merci »et tous les mots d’amours que tu connais.
Personne ne se souviendra de toi pour tes pensées secrètes. Demande au Seigneur la force et la sagesse afin de les exprimer. Montre à tes amis combien ils sont importants pour toi.
Si tu ne fais pas aujourd’hui, tout sera comme hier. Et si tu ne le fais pas, ça n’a plus d’importance . Agis dans tes rêves. C’est le moment.
Garcia Marques
23:05 Publié dans L'amour demain | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : vie, mort, garcia marques, rêves, venise






Commentaires
Sacré Vieux Gabriel... toujours le mot qu'il faut au bon moment celui là !
Je rêve de Venise en plein hiver dans un pallazio désert... et la musique de Gustav qui nous emporte dans son souffle.
Reviens moi vite, sans toi mes jours et mes nuits n'ont aucun sel !
Ecrit par : Alma | 24/12/2006
Mouarfffff je n'avais pas vu la patineuse... Tu veux que je te fasse Holiday on Ice à ton retour ????
Ecrit par : Alma | 24/12/2006
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