22/05/2008

Liberté Responsabilité, 200 ème

Revenons, revenons...

une activité professionnelle galopante, des ponts en mai, la tête ailleurs et des enjeux personnels en juin et juillet font que le/les blogs ne furent pas ma priorité!

En vitesse et pour reprendre pied dans la blogosphère je pourrais vous livrer quelques lignes de notre F∴ Marc M ∴ sur un sujet toujours d'actualité la Liberté mais plus encore la Responsabilité, mais je ne pense pas en avoir le droit, c'est un travail trop personnel..

Je pourrais dans une autre voie m'insurger contre ces fonctionnaires, ces grévistes qui prennent en otage bon nombre de français par des grèves plus politiques que fondées sur un véritable malaise social. Qui répondent à la pression forte des partis, mots d'ordre du PS à ses militants aujourd'hui pour descendre dans la rue ou encore vérouillage des syndicats qui instrumentalisent leurs adhérents au détriment d'une vision salutaire de la société française ou encore personnels des cantines scolaires qui préfèrent jeter dans la rue les enfants du primaire à midi pour défendre je ne sais quels avantages!! A quand une véritable privatisation de la restauration scolaire? Je n'ai jamais compris pour ma part en quoi d'être fonctionnaire était nécessaire pour servir la soupe ou faire cuire des pâtes. Est ce une fonction régalienne qui m'aurait échappée ?

je pourrais aussi m'énerver contre le clownesque député socialiste Arnaud Montebourg qui fait monter la sauce de la réforme constitutionnelle alors qu'il ya un an il appelait de ses voeux à cette réforme et à une 6 ème République, alors que la dissension est totale au sein de la famille socialiste???

Je pourrais me désoler pour mes amis du PS quand chaque matin, chaque jour à l'antenne je découvre la mascarade des "Pétendants" au poste de premier secrétaire du PS, quand je découvre ces guerres des intérets persos qui ne servent que des destins particuliers au lieu de servir les idées!

Je pourrais enfin hair la junte Birmane pour sa gestion de la catastrophe ou pleurer pour les supporters de Chelsea qui méritaient plus que Manchester de ramener le trophé...

mais non finalement je ne pourrais rien car modestement je ne suis pas grand chose à l'échelle de ces disfonctionnements..alors je retourne à mes projets persos, aux enjeux 2008 et je vous dis..à bientôt..peut être! AH oui j'ai oublié ...cette note est ma 200 ème...mouarfff!!!

 

02/05/2008

La Violence

Pour changer d'orientation et pour revenir à quelques réflexions un peu plus profondes que le microcosme  politique, voici quelques passages d'un travail récent, légèrement édulcoré pour que nos gardiens du Temple passant par ce blog ne s'offusquent pas..
Il serait nécessaire d'en poursuivre l'adaptation et l'évolution à notre quotidien, dans le regard des médias par exemple.
Nos rites sont souvent ancrés dans un inconscient collectif oublié et le plus bel exemple serait aujourd'hui la célébration des 40 ans de mai 68...révolution, violence, destruction..mais pourquoi???
 

 LA VENGEANCE, LA VIOLENCE ET LE SACRIFICE

 

"Pour analyser ce chapitre il est important de reprendre les acquis du x ème degré et le meurtre d’H...

Avec la mort du Maître, le rite nous invite à réfléchir sur la notion de sacrifice, pratique rituellique qui consiste à immoler une victime pour sauver l’ensemble de la communauté et ses violences potentielles et futures. 

En tuant le meurtrier d’H...., J...., cherche peut être à tuer la violence qui est née du meurtre de l’architecte. Ce sacrifice est salvateur de notre humanité. Tuer le meurtrier d’H...., c’est abandonner le chaos pour retourner à l’ordre et ce par la vengeance.

Nous avons donc violence de l’acte, sacrifice et aussi concept de vengeance. Autant de notion difficile à admettre dans notre quotidien d’homme moderne du 21 ème siècle. Pour nous aider à comprendre ce passage imposé dans notre construction je citerai l’œuvre de René Girard, professeur et anthropologue, membre de l’académie française et en  particulier un ouvrage de 1972 « La violence et le sacré »

Il pose la question suivante « Comment l’homme, cet animal mimétique, peut-il vivre en société ? L’imitation et la convergence des désirs ne condamnent-elles pas les groupes humains au conflit et à la violence ? Pour Girard, la réponse à ces questions réside dans le meurtre collectif, meurtre fondateur qui expulse la violence et engendre le sacré, meurtre dont les échos retentissent dans toute la culture humaine…

L’unanimité violente débouche alors sur le meurtre et autour du cadavre de la victime se rassemble la communauté pacifiée. Avec la conviction absolue d’avoir trouvé la cause absolue de son mal, la communauté laisse éclater sa violence contre une victime arbitraire. Le meurtre accompli, c’est le silence qui s’établit parmi les lyncheurs autour du cadavre de celui que Girard appelle la « victime émissaire ». C’est donc une hypothèse sur l’origine des cultures que Girard propose et elle consiste à postuler un meurtre réel à l’origine de tout ordre culturel. L’hypothèse girardienne permet alors de comprendre le sens de notre rituel,  l’importance du sacrifice  d’H....,et des sacrifices des meurtriers qui transgressent au moins pour Ab ...., l’interdit de Salomon.

La  crise (le meurtre au X ème) et son dénouement au X ème et au X ème avec l’immolation de nouvelles victimes doivent se faire dans des conditions aussi proches que possible du meurtre fondateur. La victime émissaire, chez nous Hi....,,  paraît capable de causer les pires désordres et ensuite d’instaurer l’ordre. Elle semble donc posséder un savoir auquel la communauté croit devoir désormais s’en remettre pour assurer sa cohésion.« La victime émissaire » est donc sacralisée, elle constitue la   figure de référence,  expulsée pour ses aspects maléfiques et vénérée pour ses aspects bénéfiques. En adoptant cette hypothèse et en me souvenant d’une planche sur la « faute d’H...., » on découvre alors que notre Maître n’est peut être pas l’homme idéal, référence de chacun de nous, mais une iconographie nécessaire intégrant une part de  violence et de défauts comme la témérité,  et  qui appartient en fait à chacun de nous. H...., était peut être imparfait, à notre image ! Son meurtre par les mauvais c....,   semble transcender le clivage usuel entre la vie et la mort : vivant  et présent  dans le groupe il était la cause du conflit et de la mort tandis que mort  il apporte le renouveau et la vie.

 Pour terminer ce chapitre et toujours dans l’esprit de Girard je dirais que la violence n'est pas dans le meurtre  mais dans  la violation de la Loi, du pacte de parole, dans le non respect des recommandations de S...., ! Ainsi casser la Parole, transgresser l’ordre permettrait de rebondir. Il nous faut en permanence briser notre loi, pour la régénérer, faire la guerre à nos passions pour goûter la paix et retrouver l’harmonie, le Maat égyptien, le juste milieu."

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Je me pose la question..qui sacrifier actuellement pour sauver notre société??? oui je sais Trub...c'est facile!!!!